BP multiplie ses efforts et installe un deuxième dispositif
Depuis l’explosion de sa plateforme pétrolière implantée dans le golfe du Mexique, la société BP n’a cessé de multiplier ses tentatives pour stopper la fuite située à 1 500 m de profondeur. Plusieurs techniques ont déjà été utilisées mais en vain. A défaut de pouvoir arrêter complètement la fuite, BP a pu détourner une partie des millions de litres de pétrole brut qui s’échappent du puits chaque jour. Elle annonce actuellement la mise en place d’un deuxième dispositif lui permettant de pomper entre 20 000 et 28 000 barils de pétrole brut par jour.
Le dispositif déployé par BP va être installé sous la direction du gouvernement fédéral et utilisera le navire Q4000 pour la récupération du brut à la surface. Ce navire brûlera le pétrole ainsi récupéré, au rythme d’environ 10 000 barils par jour. Le processus sera strictement surveillé de telle sorte qu’il y ait le moins de fumée possible. Tant que le puits n’est pas totalement bouché, le gaz naturel qui s’y échappe sera aussi brûlé. Des masques respiratoires sont en outre distribués aux employés pour les protéger des éventuelles émanations toxiques.
Le deuxième dispositif de BP ne stoppera pas la fuite
Ce deuxième dispositif secondera donc le premier, fonctionnel depuis le 3 juin 2010. Celui-ci est notamment constitué d’un tuyau long de 1,5 km dont le bout se termine par un entonnoir disposé directement sur le puits. Il récupère chaque jour près de 18 000 barils de pétrole stocké sur un navire flottant à la surface. Le deuxième dispositif serait plus performant, puisqu’il permettrait de pomper jusqu’à 28 000 barils par jour du fond de l’océan. Néanmoins, la méthode déjà adoptée ne réglera pas entièrement le problème de pollution menaçant les côtes américaines.
D’après les dernières estimations des autorités américaines, il s’échapperait davantage de pétrole de l’épave de la plateforme Deepwater Horizon. Il y aurait jusqu’à 9,5 millions de litres de pétrole brut qui sortent du puits chaque jour, soit l’équivalent de 35 000 à 60 000 barils. BP doit donc encore déployer tous les moyens pour limiter les dégâts. D’ici le mois d’août, BP aurait terminé la mise en place de puits de dérivation reliés au puits défectueux, ce qui signifierait la condamnation définitive de ce dernier. D’ici là, la marée noire continue ses ravages.
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