Conférence de Copenhague : le Secrétaire Général de l’ONU calme les ardeurs
Depuis l’ouverture du sommet mondial sur le climat de Copenhague le 07 décembre 2009, les débats entre les grands décideurs ont été largement marqués par les différences d’idées et les critiques peu constructives. Certes, la volonté de sauver la planète du réchauffement climatique est bel et bien ressentie chez les chefs d’Etats présents à la conférence de Copenhague. Mais l’obstacle à l’aboutissement d’un compromis réside surtout dans la crainte des chefs d’Etat de ne pas pouvoir mener leurs stratégies de développement économique dans la mesure où elles seraient limitées par des objectifs trop ambitieux.
Dans la matinée du lundi, 14 décembre 2009, la conférence de Copenhague avair été suspendue à cause du refus des pays en voie de développement de cautionner les objectifs de limitation d’émission de GES dans l’atmosphère proposés par les pays riches. Après réunion informelle avec quelques membres de l’Union Européenne, les débats ont quand-même pu reprendre entre les 190 chefs d’Etat invités. Face à une telle situation, Ban Ki-moon avait exhorté mardi dernier, les grands décideurs à cesser de se rejeter la faute. Pour que la conférence soit une réussite, l’aboutissement à un compromis s’avère plus que nécessaire.
Conférence de Copenhague : Ban Ki-moon convie les chefs d’Etat à fixer des objectifs plus ambitieux
Face à l’imminence de la clôture de la fameuse conférence de Copenhague, Ban Ki-moon estime qu’il est de son devoir de rappeler une dernière fois à quel point ce sommet s’avère important pour l’avenir de la planète. Aussi, le Secrétaire Général de l’ONU s’est une nouvelle fois exprimé via Reuters Television. Avant le début de la conférence de Copenhague et même à quelques jours de sa clôture, il s’est toujours déclaré optimiste quand à l’issue de ce sommet, demandant à ce que si l’aboutissement à des objectifs contraignants s’avérait impossible en ce mois de décembre, les chefs d’Etat décident au moins d’un accord politique.
Aussi, pour que la signature d’un accord politique ne soit pas un vain mot, Ban Ki-moon invite les pays riches à fixer le montant de l’aide financière à accorder aux pays en voie de développement afin de leur permettre de mieux lutter contre le réchauffement climatique. Alors que l’Union Européenne a déjà proposé la somme de 7 milliards, Ban Ki-moon lui, propose 10 milliards par an jusqu’en 2012. Tous les pays sont également invités à réviser à la hausse leurs objectifs en matière de réduction d’émission de Gaz à effet de serre dans l’atmosphère.
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