Que faut-il mettre dans le composteur ?
Il est tout à fait possible de composter soi-même les déchets organiques et s’en servir après pour ses fleurs ou même pour son jardin potager et obtenir ainsi des produits bio exempts d’éléments chimiques. Le principe apparait simple : placez tous les détritus dans un composteur et laissez la microflore composée de bactéries, d’actinomycètes et de champignons, effectuer la fermentation dans les meilleures conditions possible. Pour que le processus s’accomplisse parfaitement, les éléments à incorporer dans le composteur doivent être préalablement triés. La microflore responsable de la fermentation du compost a besoin d’une nourriture équilibrée. En effet, elle requiert à la fois des déchets secs ou « carbonés » et des déchets humides ou « azotés ». Les coquilles d’œuf, les feuilles mortes, le bois, des copeaux, du papier journal, des mouchoirs en papier 100 % naturels... font en l’occurrence partie de la première catégorie, tandis que les végétaux, les épluchures, les déchets de fruits... appartiennent à la deuxième. Toutefois, il ne faut jamais incorporer des végétaux malades, du verre, du plastique, de la viande, des os, des pierres, des gravats, etc.
Les conditions essentielles pour réussir un compost
Toutefois, il ne suffit pas d’intégrer les ordures dans le composteur pour obtenir un bon engrais. La surveillance régulière du compost reste indispensable. Plusieurs interventions peuvent également être nécessaires selon l’avancement de la fermentation. Ainsi, plusieurs conditions doivent être réunies, dont la chaleur, l’air, l’humidité, la variation des éléments ajoutés tout au long du processus et la bonne dimension des matériaux. L’essentiel est de trouver la juste mesure de chacune d’elles. Les bactéries qui participent à la fermentation des déchets organiques se développent plus spécifiquement dans un milieu chaud et humide. Ces dernières ont également besoin d’oxygène. Par conséquent, le compost ne doit pas être trop froid, et par conséquent pas trop humide. Si tel est le cas, il convient d’ajouter de la terre, de la paille ou de la sciure. Il ne doit pas non plus être trop sec. C’est pourquoi il faut l’arroser légèrement. Enfin, le tout doit être brassé tous les 20 jours environ.
Quelques points à connaître pour réussir un compost
La proportion idéale entre les déchets secs et humides le premier jour du compostage est de 30 mesures de carbone pour 1 mesure d’azote. Il convient ensuite d’équilibrer autant que possible la quantité de chaque élément au fur et à mesure de l’avancement du processus. En outre, pour faciliter la tâche de la microflore et optimiser ainsi la décomposition des matières, il est conseillé de concasser les déchets carbonés de grande taille à l’aide d’un broyeur électrique. Le compostage dure entre 6 et 12 mois selon le climat et la qualité du suivi des déchets. Il serait astucieux d’abriter le composteur sous un auvent ou tout autre système le protégeant du soleil, du vent et de la pluie. Un compost réussi doit sentir l’humus de forêt et ne doit pas dégager une odeur nauséabonde. Si le compost sent mauvais, c’est qu’il demeure trop sec ou trop humide. Sa couleur doit par ailleurs s’apparenter au noir et il doit être souple au toucher. À noter que la présence d’insectes et de vers dans l’engrais biologique est tout à fait normale.
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