Copenhague 2009, un sujet de débat
Le prochain sommet mondial destiné à préserver le réchauffement de notre planète aura lieu le 7 décembre prochain à Copenhague. Ce sommet présenté comme la suite logique de l’accord de Kyoto risque toutefois de mal aboutir. L’optimisme du secrétaire général de l’ONU, SEM Ban Ki-moon, n’est pas partagé par la majorité. Les spécialistes en matière d’environnement restent en effet très pessimistes sur l’éventuel issue positive de cette réunion à objectif écologique. Cette réaction est tout à fait logique vu l’hésitation de certains pays fortement industrialisés concernant l’adoption d’un nouveau dispositif pour réduire l’émission des gaz à effet de serre.
Plusieurs points seront à l’ordre du jour lors de cette réunion. Parmi les plus importants figure l’accord sur la réduction des gaz à effet de serre émis dans l’atmosphère et les aides financières octroyées au pays en voie de développement. Ces questions restent encore très controversées dans différents pays. Avant Copenhague 2009, une réunion préparatoire se déroulera à Barcelone en Espagne. Ce petit sommet verra la participation de plus de 175 États représentés par 4000 délégués. Cette réunion de Barcelone sera l’occasion pour la France de présenter son plan destiné à lutter contre le réchauffement climatique actuel.
La France présente une solution de sauvetage pour Copenhague 2009
La France lance un nouveau projet en vue de faciliter la signature du prochain accord de Copenhague. Baptisé Justice-climat, ce plan proposé par la France soutenu par plusieurs membres de l’UE, de l’Afrique ainsi que des pays Sud-américains sera présenté lors de la réunion de Barcelone afin de préparer le sommet de Copenhague. Selon le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo, ce plan a pour objectif de financer l’Afrique afin qu’elle puisse devenir le leader mondial en matière de production d’énergie renouvelable. La mise en place de ce système permettra à l’Afrique de contribuer pleinement à l’essor du renouvellement de l’énergie.
Le plan Justice-Climat propose la construction de plusieurs chantiers consacrés à l’énergie renouvelable en Afrique. Ces nouvelles structures comprendront des centrales éoliennes, des centrales solaires, des stations hydroélectriques ainsi qu’un large programme de reforestation et de biomasse. Le coût annuel de ce projet d’envergure s’élèvera entre 20 et 25 milliards de dollars par an. 5 milliards issus de ce financement seront entièrement consacrés à un projet de reforestation de l’Afrique. Cette somme peut être obtenue de deux façons différentes : soit les pays riches et émergents versent une participation annuelle à titre de cotisation universelle, soit la somme est perçue par une imposition de 0,01% obtenue à partir des mouvements financiers des pays riches. Selon le calcul, cette imposition représentera 20 milliards d’euros par an.












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