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L'algue verte ou la laitue de mer : le fléau de la Bretagne

L’algue verte ou la laitue de mer : le fléau de la Bretagne

Les cours d’eau chargés en nitrate entraînent la prolifération des algues vertes, qui finissent par envahir les plages bretonnes.

Plusieurs communes bretonnes sont confrontées au problème de prolifération de l’algue verte. Le développement de l’espèce connue sous le nom de laitue de mer est accéléré par la forte teneur en nitrate des eaux environnantes, notamment à cause de l’élevage intensif de porcs et la culture du maïs grande consommatrice d’engrais.

mardi 18 août 2009, par Rédaction bio

Une étude lancée pour analyser la toxicité

Pour la seule commune de Mesquer, 200 à 300 tonnes d’algues sont ramassées chaque semaine. Au total, plus de 50.000 tonnes se décomposent sur les plages chaque été. Ces algues sont déposées par la mer lorsque celle-ci se retire. Dans les eaux peu profondes et difficiles d’accès, les laitues de mer s’accumulent de manière inquiétante. La putréfaction de ces algues libère des gaz, dont l’hydrogène sulfuré, nauséabond et parfois néfaste pour la santé. Une étude vient d’être lancée par le gouvernement sur la toxicité de ces émanations suite à la mort d’un cheval et le grave malaise de son cavalier le 28 juillet dernier à Saint-Michel-en-Grève. Il faut savoir que le fléau qui touche les localités bretonnes dure depuis 40 ans, mais le nombre croissant des plages touchées suscite une vive inquiétude auprès des riverains et des associations de protection de l’environnement.

Des projets pour recycler les algues ramassées

La laitue verte est reconnue par le public pour ses vertus diététiques. Cette assertion est vraie uniquement lorsqu’elle est ramassée dans de bonnes conditions, c’est-à-dire lorsqu’elle est ramassée dans l’eau de mer. Dès que celle-ci est exposée à l’air libre, l’oxydation la rend impropre à la consommation. Le ramassage des algues putréfiées a coûté pour la seule localité de Hillion la somme de 500.00 euros, dont 100.000 euros sont puisés dans sa propre caisse, le reste étant payé par le Conseil général. Des projets de transformations des algues accumulées sont actuellement à l’étude pour éviter leur épandage dans les champs. Ainsi, le Centre d’étude et de valorisation des algues (CEVA) envisage le compostage et la méthanisation des algues pour les transformer en engrais bio ou en biocarburant. Il est également possible de recycler les algues en matières premières pour la fabrication des cartons et des papiers d’emballage avant leur décomposition sur les plages. Le seul problème reste évidemment l’investissement pour la construction des usines. Olmix, une société locale, a mis en place un projet pilote, appelé Morgane, pour produire de l’électricité à partir de la biomasse, dont notamment l’algue verte, mais également les lisiers d’animaux, ce qui diminuera grandement l’infiltration des nitrates dans les cours d’eau.

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