Les déchets électroniques menacent l’environnement
Face à l’intérêt manifeste des consommateurs pour les produits électroniques, les entreprises exerçant dans ce domaine enregistrent un accroissement rapide de leurs chiffres de ventes. Selon des experts, cet engouement devraient encore se développer dans les 10 années à venir. Sur le plan économique, cette situation semble très intéressante puisque la vente de ces équipements est synonyme de gains très importants. Malheureusement, cette croissance risque de peser lourd sur l’environnement. En effet, il existe peu de solutions face à la pollution engendrée par les déchets électroniques issus des appareils hors d’usage, en particulier dans les pays en développement.
Appelés D3E, les DEEE ou déchets d’équipements électriques et électroniques ménagers, le terme désigne tous les déchets issus de l’électroménager. Cela englobe également les déchets provenant de l’audiovisuel ou encore de l’informatique et de ses consommables. Ces déchets représentent un danger réel pour l’environnement dans la mesure où les appareils électroniques contiennent des produits relativement nocifs comme le mercure, le plomb ou encore le phosphore. En cas de mauvaise gestion, ces éléments se libèrent dans l’atmosphère entraînant d’importants dégâts pour l’homme et l’environnement.
Comment réduire l’impact environnemental des déchets électroniques ?
Conscient de cette menace permanente des déchets électroniques, le gouvernement français a mis en place une filière spécialisée dans la collecte des DEEE auprès des ménages. Fonctionnel depuis le mois de novembre 2006, cet organisme a œuvré dans la mise en place de plusieurs milliers de points de collecte de DEEE à travers le territoire. Grâce à cette mission d’envergure, la France dispose aujourd’hui de plus de 22000 points de collecte auprès des distributeurs et des collectivités territoriales. Selon les responsables de la filière, cette infrastructure permet de collecter les déchets électroniques d’environ 55 millions d’habitants.
Conformément à la directive européenne, ce dispositif devait permettre de collecter 4kg de déchets électroniques par an et par habitant. Cependant, cet objectif a été dépassé en moins de deux ans d’existence. En 2009, 371 000 de tonnes de déchets électroniques ont ainsi été collectées, ce chiffre avoisine déjà les 5,7kg de déchets par habitant, par an. Les déchets collectés passent ensuite par un tri sélectif. 80% sont ainsi recyclés tandis que le reste est détruit séparément, suivant un procédé présentant un impact relativement faible sur l’environnement.
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