Une eau de pluie facile à traiter
Réputée polluée, notamment en ville, l’eau de pluie ne l’est pas autant qu’on le pense. La faible présence de minéraux permet de la rendre facilement potable. L’eau de pluie n’en contient que 80 mg/litre alors que le seuil à ne pas franchir en est de 1500mg. L’eau météorite qui tombe du ciel arrive polluée après avoir traversé l’atmosphère. Forcément, elle est contaminée mais à faible dose par le CO2. L’acidité naturelle de l’eau de pluie est de PH 7 à 8, légèrement au dessus de celle d’une eau potable.
On peut stocker l’eau de pluie dans une cuve pour en faire une eau potable sans la traiter avec des composants chimiques. Il s’agit d’eaux pluviales qui ont coulé sur le toit. Cette eau sera polluée par des particules accumulées lors du ruissellement. Rien de grave, il suffit de la filtrer. Les filtres en céramique ou encore ceux à osmose inverse pour arrêter les bactéries sont conseillés. Ce simple procédé que tout le monde peut appliquer à la maison ne répond toutefois pas aux exigences de la réglementation.
Valorisée, potable mais l’également non consommable
L’eau de pluie filtrée peut donc être bue. Son acidité a diminué durant le stockage dans une cuve en béton. Elle est aussi bien conservée qu’une eau ruisselant dans les cavités souterraines, la matière rocheuse faisant son effet. Cette eau de qualité supérieure n’est pas nocive à la santé. Si elle n’est pas totalement potable, du point de vue légal, c’est à cause de la présence certes faible de bactéries. Les quelques agents pathogènes qui pourraient s’y trouver sont inoffensifs puisque maîtrisés par le système immunitaire de l’être humain.
Le besoin en eau potable d’une personne ne dépasse pas les 5 litres/jour, essentiellement utilisés pour l’alimentation. L’eau de pluie valorisée avec de très bonne qualité sur le plan physico-chimique sert avant tout à économiser l’eau potable. Elle peut être utilisée pour tout autre usage domestique en particulier l’hygiène du corps. Filtré à 10 microns avec en aval un premier filtre de 20 à 50 microns pour arrêter les sédiments, l’eau de pluie valorisée mérite bien un usage plus noble que les sanitaires ou l’arrosage de gazon.
Le magazine bio











Salon Vivez Nature Paris 2012
Salon Vivre Nature Toulouse 2012