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Renoncer aux NAC : une initiative écologique ?

Renoncer aux NAC : une initiative écologique ?

Les NAC ou nouveaux animaux de compagnie désignent les animaux exotiques domestiques. Si en acheter est tendance, cette pratique est considérée comme hors norme.

jeudi 26 août 2010, par Rédaction bio

Les NAC, des espèces rares

Avoir un scorpion, un python, un chien de prairie ou encore une tarentule à la maison est très à la mode, mais présente certains inconvénients. Très souvent, l’exportation de ces nouveaux animaux de compagnie est illégale. En effet, si on note la présence des rats ou des furets considérés comme étant des animaux domestiques et réaffectés dans la catégorie des NAC, ces nouveaux animaux de compagnie sont habituellement des espèces rares, et, par la même occasion des animaux sauvages.

Parmi les espèces en voie de disparition et pourtant très prisées en tant que nouveaux animaux domestiques, il y a les reptiles tels que les iguanes ou les tortues aquatiques ; on compte également le furet qui est une espèce carnivore, les rongeurs tels que le chinchilla, les primates tels que le saïmiri ou encore les psittacidés tels que les cacatoès. En France, les NAC représentent 5 % des animaux de compagnie, mais sont rarement reconnus comme des animaux domestiques. Ainsi, avoir ce type d’animaux chez soi requiert le respect de certaines conventions internationales et parfois un certificat de capacité pour l’entretien et l’élevage d’animaux sauvages.

Autres inconvénients de l’élevage des NAC

En plus de nécessiter de grandes démarches de légalisation, adopter des NAC présente des risques pour le propriétaire et son entourage. En plus d’être exposé à des maladies inhabituelles, le possesseur est exposé à des risques de griffure ou de morsure pouvant être venimeuse, notamment dans le cas des serpents et des araignées. Un autre inconvénient réside au niveau de l’élevage. Élever des NAC exige un environnement et une alimentation appropriés à la nature sauvage de ces animaux afin qu’ils bénéficient des meilleures conditions de vie. Parfois, cela implique des dépenses financières et d’énergie considérables.

Prenons le cas d’une tortue aquatique. Lorsqu’elle est élevée en aquarium, cette espèce nécessite 150 litres d’eau, un régime alimentaire varié et des équipements usant beaucoup d’énergie : une lampe chauffante, une lampe UV et un thermoplongeur. Prenons un autre cas. Le chien de prairie a besoin d’un grand espace, il est difficile à apprivoiser, notamment par les enfants, dans la mesure où il n’apprécie pas toujours d’être materné. Quant aux psittacidés, il arrive souvent qu’on les relâche afin qu’ils ne se sentent pas en captivité. Cette mesure engendre le marronnage ou invasion de la faune locale, souvent dévastatrice lorsque les espèces importées envahissent le foyer des espèces indigènes. Compte tenu tous ces inconvénients, ne serait-il pas préférable de laisser ces animaux évoluer et profiter de leur environnement naturel ?

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