Energie éolienne :La France veut rattraper son retard
D’un côté, les énergies fossiles deviennent des sources de plus en plus rares et leur coût d’exploitation de plus en plus cher. De l’autre, l’utilisation du nucléaire est sous réserve d’une sécurité permanente, sans parler des déchets nucléaires très dangereux. Dans ce contexte, l’exploitation des sources d’énergie renouvelables devient une opportunité viable et en adéquation avec la sauvegarde de la planète. Parmi ces sources se trouve le vent. Avec la technologie des éoliennes, mainte fois testée avec des résultats probants, le vent est de plus en plus utilisé pour fournir de l’électricité. En effet, les pays comme la Suède ou l’Iceland se sont lancés dans l’implémentation des éoliennes depuis des dizaines d’années. Aujourd’hui, ces pays sont en avance sur le reste du monde en terme de surface couverte mais également techniquement. La France tente de rattraper son retard avec le projet lancé par GDF.
La France : pour la promotion des énergies renouvelables
Les côtes de la Picardie et de l’Alabastre pourraient bientôt voir s’implanter un parc éolien offshore. En effet, La Compagnie du Vent du groupe GDF est à l’origine d’un énorme projet qui prévoit d’installer 140 éoliennes au large du Tréport. Chacune d’elle aura à produire cinq mégawatts de puissance pour un total de sept cents mégawatts. Ce sera le plus gros chantier dans le domaine en Europe. Cette initiative fait suite au Grenelle de l’Environnement de la France qui veut promouvoir les énergies renouvelables et réduire les émissions de gaz à effet de serre. Le parc se mettra en place petit à petit avec une échéance à 2020. Le coût total du projet est de 1,8 milliard d’euros. Pour pouvoir entendre tout le monde, la Commission Particulière du Débat Public (CPDP) est actuellement en train d’organiser un débat public sur l’ensemble du projet. La population locale et les Français en générale sont invités à s’exprimer.
La collectivité locale privilégiée par le projet éolien
À côté de la question environnementale, le projet de La Compagnie du Vent apporte aussi des réponses économiques aux régions normande et picarde. Premièrement, la Compagnie du Vent veut utiliser la population dans la réalisation et le suivi du projet. Pour se faire, un poste de coordinateur local entre les PME/PMI, les institutions et les CCI est prévu. De plus, une équipe d’ouvriers de maintenance sera formée localement s’étalant sur une période de trente ans. Mais encore, un programme consacré sur l’impact du projet sur la faune est proposé. Le tourisme n’est pas oublié. Enfin, le secteur de la pêche, qui est aussi concerné par le projet dans la mesure où il touche à la zone de pêche des petits chalutiers, aura des compensations monétaires à partir d’une taxe sur l’éolien totalisant 125 millions d’euros sur trente ans.












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