La Chine change de cap
Pékin a alloué d’importants budgets pour le développement des énergies propres. À ce titre, Pékin a ordonné la fermeture de milliers de centrales énergétiques jugées trop polluantes pour l’environnement. Ces fermetures d’entreprise ne se sont pas faites du jour au lendemain. Elles ont été motivées étant donné l’incapacité de ces dernières à respecter les objectifs de réduction de gaz à effet de serre. Ces fermetures ordonnées par le ministère de l’Écologie viennent s’ajouter à la fermeture de 10000 centrales jugées excessivement polluantes entre 2006 et 2009.
Les technologies propres étant un important marché à conquérir, la Chine a décidé de s’y faire une place et d’en devenir l’un des principaux leaders. Un plan quinquennal, allouant un budget de 573 milliards d’euros, prévoit le développement des énergies renouvelables, la mise en place d’un système d’exploitation propre du charbon, la constitution d’un réseau électrique rationnel et la mise au point d’une voiture écologique. Autant dire que d’ici peu la Chine va développer une économie verte performante qui fera cesser les reproches en ce qui concerne son mode de développement industriel.
Des investissements publics colossaux
C’est un fait, la Chine va investir massivement dans les greentechs. Rien que pour les énergies renouvelables et les énergies propres, en 2009 la Chine a investi quelque 27 milliards d’euros. Ce montant est supérieur de 50% par rapport aux montants investis en 2008. Les sommes dépensées par la Chine sont plus importantes que les montants alloués à cette cause dans n’importe quel pays développé. Bien que les montants soient pharaoniques, la Chine va mettre les bouchées doubles une fois l’entrée en vigueur du plan quinquennal. Notons que la Chine dispose de solides atouts, car elle possède le quasi-monopole de nombreux métaux purs nécessaires aux industries environnementales. L’exportation de certaines de ces matières premières sera suspendue d’ici 2014.
Bien que le gouvernement chinois investisse des sommes importantes dans le développement des technologies vertes, beaucoup ne voient pas ça d’un bon oeil pour leur business. En effet, ces investissements publics sont jugés comme des mesures protectionnistes. Bon nombre d’entreprises européennes appellent à la discrimination, car le gouvernement chinois favorise le rachat des compagnies locales au détriment des compagnies étrangères. Les compagnies étrangères sont doublement mises à l’écart, car le prix d’achat se fait sur la base de la valeur de vente et non sur le coût de fonctionnement qui avantagerait les compagnies étrangères.
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