Moins de population pour moins de CO2
Etant donné le rythme actuel de la croissance démographique mondiale, la Terre sera peuplée par 9 milliards d’humains d’ici 2050. Ce chiffre rime avec pollution, exiguïté des espaces, pauvreté, etc. Il naît 4 bébés toutes les secondes dans le monde, alors que parallèlement 2 personnes meurent. Cela signifie que chaque jour, nous somme 200 000 de plus sur la planète. La croissance démographique s’accompagne d’un besoin en nourriture, en travail, en oxygène, en eau potable… toujours grandissant. Les pays pauvres enregistrent des taux de natalité environ six fois plus élevés que les pays riches. Si la population africaine comptait 1 milliard d’individu en 2009, celle-ci se chiffrerait à 2 milliards d’ici une quarantaine d’années.
Selon le virulent Malcolm Potts, directeur du centre Santé, Démographie et Développement Durable de l’université de Californie, pollution et natalité sont liées et chaque "naissance non désirée évitée, permet au monde de mieux respirer". D’après les calculs entrepris par Brian O’Neill, climatologue du Centre pour la recherche atmosphérique, si la population mondiale se limitait à 7,9 milliards d’humains en 2050, la Terre économiserait 2 milliards de tonnes de gaz carbonique. Le Fnuap ou Fonds des nations unies pour la population se retrouvent dans ces arguments, ne manquant pas de suciter une polémique importante, en affirmant qu’en limitant la croissance démographique, les hommes réduiraient leurs émissions de gaz à effet de serre.
Il faut changer les modes de consommation
D’après des calculs réalisés par la London School of Economics, un investissement annuel de 7 dollars dans le planning familial, économiserait une tonne de gaz carbonique par an. Il faudrait aux technologies vertes environ 32 dollars d’investissement pour obtenir le même résultat. En d’autres termes, le planning familial constituerait un faible investissement rentable sur un plan strictement écologique. Il faut rappeler qu’environ 200 millions de femmes ne disposent d’aucun moyen de contrôle en matière de naissance. Pour pallier ce problème, il suffirait de 3,9 milliards de dollars d’investissement en contraceptifs chaque année, ce qui est peu à l’échelle planétaire.
Néanmoins, de l’avis du démographe Hervé Le Bras, la croissance démographique est seulement un facteur qui aggrave la situation. C’est l’hyperconsommation qui constitue le véritable problème. En effet, le mode de consommation occidental, s’avère particulièrement dévastateur pour l’environnement, et c’est ce modèle qui tend actuellement à se développer et à influencer le reste de la planète. Un changement de nos modes de consommation serait ainsi plus efficace à court terme que les éventuelles politiques natalistes. En même temps qu’ils se développent, les pays génèrent une demande de plus en plus importante dans de nombreux domaines. Cette tendance à la consommation se trouve à l’origine de nombreux problèmes appelant notamment à la surproduction, et donc à encore davantage de déchets.












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