Des prélèvements pour identifier la nocivité des déchets plastiques en mer
L’Halifax, un bateau d’expédition embarquant à son bord des scientifiques a quitté le 10 juillet 2010 le port d’Antibes dans le cadre de la mission « Méditerranée en danger ». L’équipage est chargé de procéder à des prélèvements pour identifier les conséquences que les déchets en plastique, présents en quantité importante dans la Méditerranée, peuvent avoir sur la faune et la flore marine. L’expédition durera 40 jours et passera notamment à Portfino, Barcelone, la côte bleue et Scandola pour effectuer une cinquantaine de prélèvements.
C’est surtout sur les fronts « liguro-provençal » et « Nord-Baléares » que les déchets s’amassent le plus, poussés par les courants. L’expédition est d’une grande importance, étant donné que les déchets plastiques, en plus de nuire fortement au paysage, peuvent être de véritables poisons pour les êtres vivants. Le comportement des déchets plastiques dans l’eau sera analysé ainsi que les impacts négatifs qu’ils peuvent avoir sur l’environnement. Les scientifiques identifieront notamment les « zones de concentration privilégiées » grâce à trois balises Argos, d’une valeur de 1500 euros l’unité, montées sur des flotteurs.
Les déchets plastiques peuvent nuire à la chaîne alimentaire
L’un des problèmes majeurs posés par les déchets plastiques est la perturbation possible de la chaîne alimentaire. En effet, de nombreux animaux vivant, dans, ou dépendant, de la mer confondent souvent les déchets plastiques avec des proies, à l’instar des tortues de mer et de grands oiseaux. A long terme, les déchets pourront remonter les maillons de la chaîne alimentaire et deviendront nocifs pour l’être humain. Cette dernière hypothèse ne pourra néanmoins être établie qu’après de nombreuses analyses entreprises suite aux prélèvements.
Parallèlement, le comportement des galères portugaises et des pélagies, des méduses très présentes sur les côtes bretonnes, sera observé par une scientifique belge. Pour les observations de nuit, une caméra à infrarouges, la jellycam, sera utilisée. Un outil permettant de repérer les zones d’échanges des méduses sera également conçu en collaboration avec l’observatoire de Villefranche-sur-Mer. D’autres laboratoires prendront ensuite le relais pour récupérer les échantillons. Cette expédition test sera prolongée sur quatre années si les résultats sont concluants, soit 16 mois de navigation.
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