Des produits agricoles locaux pour fabriquer du plastique biodégradable
Les scientifiques regroupés au sein de l’Université Pontificale Catholique du Pérou ou UPC ont axé leurs recherches sur les produits agricoles locaux afin de mettre au point un procédé permettant de créer une matière plastique entièrement biodégradable. Plus précisément, ils ont utilisé l’amidon tiré de certains tubercules tels que la patate douce, le manioc, le yucca et plus particulièrement la pomme de terre. Le nouveau produit peut ainsi se désagréger en quelques années dans un milieu favorable au développement de micro-organismes pour devenir ensuite du compost exploitable pour l’agriculture.
Le projet a été financé par le FINCyT, un programme sur la science et la technologie du ministère de l’agrobusiness du Pérou. Il consiste à mettre en place des procédures axées sur le développement technologique des différentes sources naturelles exploitables dans le pays. Le projet pourrait être pérenne puisqu’il apporte une solution alternative à l’amidon de maïs et serait un réel atout économique pour le Pérou. Les feuilles d’amidon obtenues à partir des pommes de terre et des tubercules peuvent servir de base à la fabrication de divers contenants et objets en plastique.
Le plastique biodégradable, un atout économique pour le Pérou
Le plastique à base d’amidon de maïs est certes déjà utilisé depuis une vingtaine d’années et a déjà fait ses preuves. Mais l’exploitation de l’amidon de pommes de terre est particulièrement intéressante du fait de la forte présence de ce tubercule au Pérou. La pomme de terre constitue en effet l’aliment de base d’une grande partie de la population péruvienne, surtout pour les ménages à faible revenu. Ailleurs, la pomme de terre a également conquis toutes les tables notamment sous forme de purée ou de frites et fait déjà partie intégrante de la culture culinaire de nombreux pays.
La pomme de terre pourrait donc contribuer au développement économique du Pérou et révolutionnerait le monde de l’industrie et de la consommation dans le monde, grâce à cette nouvelle découverte des scientifiques de l’Université péruvienne. En plus, par rapport au maïs, la pomme de terre a besoin de moins d’eau pour se développer et est donc moins onéreuse à exploiter. En outre, les scientifiques continuent toujours à faire des recherches afin d’identifier la variété de pommes de terre la mieux adaptée pour la fabrication du plastique biodégradable.
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