Du champ au four, le pain non bio accumule les produits chimiques
Sans forcément le savoir, nous ingérons tous les jours, avec notre pains, de nombreux produits chimiques. D’autant qu’il n’existe aucun texte qui oblige les boulangers à indiquer clairement sur une étiquette de quoi sont constitués leurs produits. Il faut savoir que généralement, le blé est traité en moyenne 7 fois avec des produits chimiques dans les champs, avant d’être transformé en farine. Ensuite, la farine sera mélangée à des additifs et à de la levure sur la table de travail des boulangers, avant de prendre la forme de la baguette que nous connaissons.
Parmi les additifs, il est possible de rencontrer dans la composition d’un pain standard de l’acide ascorbique, comme le E 300, de la lécithine de soja ou E 322, des diglycérides et monoglycérides d’acides gras ou E 471, ainsi que de l’acide lactique et de l’acide acétique, à travers leurs dérivés (E 270, 325 – 327, E 260 – 263). Quelques fois, des émulsifiants peuvent également être présents dans une baguette de pain. Malgré l’existence d’une réglementation régissant l’utilisation de ces additifs, il est presque impossible pour un simple consommateur d’identifier quel boulanger la respecte.
Et le pain non bio industriel ?
Du côté du pain industriel non bio, mis à part les additifs, dont la présence se révèle encore plus importante, c’est le procédé de fabrication qui est remis en cause. Le procédé de fabrication étant industriel, il vient répondre à son but premier : produire un maximum dans un délai court, tout en réduisant les charges. Presque toutes les filiales de libre-service et les boulangeries des discounters, commercialisent actuellement des produits issus de grandes usines de l’Europe de l’Est, où la main d’œuvre est moins onéreuse. Le processus de fabrication est simplifié et les coûts de confection sont réduits.
Les produits semi-finis sont ensuite acheminés dans les commerces français, sous forme de pâte congelée. Il est donc fort possible que le pain frais sortant du four a été, en réalité, confectionné 4 mois auparavant et qu’il provienne, par exemple, de Roumanie. En effet, la clientèle ne peut plus attendre le pains frais du matin ou du soir, elle désire pouvoir trouver constamment du pain frais aux heures auxquelles elle va faire ses emplettes. C’est en partie pour répondre à cette demande que les industriels ont développé un tel système et utilisent une levure industrielle.












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