La pollution intérieure, dangereuse mais méconnue
Le terme de pollution fait souvent allusion aux gaz émis par les pots d’échappements et par les cheminées d’usines ; il est associé automatiquement aux déchets toxiques déversés dans la nature, aux matières non dégradables empoisonnant l’environnement. Cependant, la pollution est aussi intérieure, et se retrouve généralement dans ce qui est utilisé fréquemment à la maison. Selon l’UFC-Que Choisir, nombreux sont les matériaux de construction et les objets de décoration qui laissent dans l’air que nous respirons des composants chimiques pouvant générer des cancers. Des substances cancérigènes qui se retrouvent également dans les produits d’entretien, les tapis de sol, les parquets…
La plupart des substances chimiques que nous respirons quotidiennement chez nous, agissent directement sur notre système endocrinien. Elles s’apparentent à des hormones naturelles et deviennent parties intégrantes de notre organisme. Elles bloquent les véritables hormones naturelles, alors que ces dernières sont normalement responsables de la croissance, de l’immunité, de la reproduction, etc. Les composés organiques volatiles ou COV sont répandus chez nous sans que nous en soyons forcément conscients. Parmi les produits les plus dangereux, le formaldéhyde provenant de la peinture, des produits d’entretien et même de la fumée de cigarette.
Dépolluer avec les plantes d’appartement
Les études réalisées par l’APPA et l’Asef ont démontré que la pollution intérieure s’avèrait plus importante qu’à l’extérieur. La phytoremédiation pourrait être une solution pour dépolluer l’air intérieur. En d’autres termes, des plantes sont utilisées pour neutraliser les composés organiques volatils. En effet, selon les chercheurs de l’université de Géorgie aux Etats-Unis, 5 plantes d’appartement sur 28 testées se distinguent par leur capacité naturelle à éliminer certains COV habituels. A savoir le lierre anglais appelé scientifiquement Hedera Helix, la misère pourpre ou Tradescantia pallida, l’asperge de Spenger ou Asparagus densiflorus, l’Hoya carnosa et l’Hemigraphis Alternata.
Elles sont en l’occurrence efficaces pour éliminer l’octane libéré par la peinture, les différents types d’adhésifs et les matériaux de construction. Elles neutralisent également le toluène et le benzène libérés par les revêtements intérieurs ou la fumée de cigarettes. Ces plantes agissent aussi contre le TCE, présent dans l’eau du robinet, les dégraissants, la lessive… et contre l’alpha-pinène contenu dans les peintures synthétiques, les désodorisants, etc. La raison pour laquelle certaines plantes n’ont pas les mêmes propriétés sont encore inconnues et les études sur la question se poursuivent encore, affirme l’un des chercheurs américains, Stanley Keys.
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