Les algues vertes, un danger mortel
Les algues vertes représentent une véritable menace pour l’environnement. L’enquête menée par l’Ineris ou Institut National de l’Environnement et des Risques montre que les prélèvements réalisés sur les côtes d’Armor sont relativement riches en hydrogène sulfuré. Ce taux avoisine les 1000 ppm ou point par million alors que théoriquement à 500 ppm de concentration, cette substance est considérée comme mortelle. Une fois en décomposition, les algues émettent des gaz extrêmement toxique, elles ne les dégage pas en restant dans l’eau, où elles se montrent cependant nocives autrement.
Cette large investigation a été menée après l’émoi suscité par la mort d’un cheval et le malaise de son cavalier en juillet 2009 lorsque celui-ci effectuait sa promenade habituelle sur une plage des Côtes-d’Armor. Selon le secrétaire d’État à l’Écologie, l’objectif de cette mission serait de réduire les nuisances et de supprimer les risques sanitaires en rapport avec les algues vertes. Avec un financement de 134 millions d’euros, le plan d’action du gouvernement mise surtout sur le ramassage et le traitement des algues vertes qui envahissent depuis quelques années les baies bretonnes. Une mesure qui a suscité une vive critique de la part des écologistes et de certains agriculteurs.
Algues vertes, les raisons de la colère des écologistes
Les écologistes font entendre leur voix pour déplorer l’inefficacité prévisible de ce plan gouvernemental. Ils dénoncent le manque d’efficacité structurelle de cette nouvelle mesure qui se penche plutôt vers des traitements curatifs au lieu de privilégier des mesures préventives. L’enjeu s’avère énorme pour l’État, car un dispositif plus radical aurait handicapé sérieusement l’économie de la Bretagne. Il faut reconnaître en effet que les nitrates en provenance de l’agriculture intensive se trouvent à l’origine de la prolifération des algues vertes. Cependant une remise en cause radicale du système agricole local risquerait de bouleverser l’économie de la région.
Pour les écologistes, ce plan d’action du gouvernement est vraiment déplorable. Certaines associations regroupant des exploitants agricoles travaillant en conventionnel vont même plus loin en qualifiant le dispositif de plan dévastateur pour la Bretagne. Ces derniers craignent de devoir supporter de nouvelles contraintes face à un pouvoir d’achat déjà fortement revu à la baisse. Selon la Confédération paysanne, l’essentiel consiste à remettre en question le système de production existant. Ce dernier s’avère contraignant pour les exploitants qui ont recours aux engrais chimiques, un lourd fardeau économique, qui, de plus, accentue la prolifération d’algues vertes.












Salon Vivez Nature Paris 2010
Salon Vivez Nature Lyon 2010