Chasse au rhinocéros, le braconnage moderne prend de l’ampleur en Afrique du Sud
Le gouvernement Zimbabwéen s’est déjà plaint de la recrudescence de la chasse au rhinocéros sur l’ensemble de son territoire. Entre 2006 et 2009, le Zimbabwe a perdu plus de 235 rhinocéros noirs et blancs. Après avoir décimé les rhinocéros des parcs nationaux, les chasseurs se sont attaqués aux parcs privés. De son côté, l’Afrique du Sud est devenu, depuis le début de l’année 2010, le terrain de chasse des braconniers. En l’espace de six mois, les chasseurs illégaux ont déjà éliminé une centaine de rhinocéros dans ce pays.
La forme de braconnage existant actuellement en Afrique du Sud est aussi dangereuse pour l’homme que pour les pachydermes. En effet, les braconniers utilisent des armes sophistiquées incluant des fusils de précision, des mitrailleuses, des tranquillisants … Certains portent même des gilets pare-balles et se déplacent en hélicoptère. En 2009, ces braconniers modernes ont déjà tué une centaine de rhinocéros en Afrique du Sud. Rien que pour le premier trimestre de l’année 2010, ils ont déjà atteint ce même chiffre. Les rhinocéros des parcs nationaux et des parcs privés sont les principales victimes de ces chasseurs.
Chasse au rhinocéros, la solution passe par la conscientisation des asiatiques
Le braconnage de rhinocéros au Zimbabwe ainsi qu’en Afrique du Sud est motivé par l’essor du commerce illicite de corne avec l’Asie. Les asiatiques apprécient en effet les cornes de rhinocéros pour leurs vertus aphrodisiaques. Ils les utilisent également comme matériau de fabrication d’objets d’art ou comme objet d’ornement. Selon les informations recueillies par les forces de l’ordre Sud-africains, une corne de rhinocéros pèse entre 8 et 11 kg. Or, 1 kg de corne de rhinocéros est commercialisé sur le marché asiatique aux alentours de 1 800 euros.
Les revenus générés par ce type de transaction illicite expliquent l’augmentation en nombre de chasseurs professionnels de rhinocéros opérant en territoire Sud-africain. Pour faire face à ce fléau, les responsables de parcs nationaux du pays ont déjà pris la décision de recruter des rangers et d’effectuer l’achat d’équipements nécessaires pour le renforcement de la sécurité de ces sites. Malheureusement, de telles opérations nécessitent le soulèvement de sommes importantes. Pelham Jones, président de l’Association des propriétaires privés de rhinocéros propose comme solution la sensibilisation du peuple asiatique.
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